Prix Nobel de littérature 2010

Publié le par Anouchka

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« Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature. » Mario Vargas Llosa.

 

 

Mario Vargas Llosa est né en 1936 au Pérou. Il étudie tout d’abord à Lima puis à Madrid, obtient un doctorat et s’installe à Paris où il épouse sa tante. Il s’en sépare quelques années plus tard et épouse sa cousine avec qui il a trois enfants.

C’est son roman La ville et les chiens (1963) qui le fait connaître. Il est traduit, très rapidement, dans plusieurs autres langues.

Déçu par le communisme lors de la révolution cubaine, il fut candidat de la droite libérale à l’élection péruvienne de 1990. Il est désormais naturalisé espagnol.


Auteur de romans, d’essais de politique, de poésies, récompensé pour « sa cartographie des structures du pouvoir et ses images marquantes de la résistance individuelle, la révolte et la défaite », il ne s'attendait pas à recevoir le prix : « Je suis également très surpris, écrire a toujours été un plaisir fantastique, et j'ai du mal à croire que je suis récompensé pour quelque chose qui m'a été tant bénéfique tout au long de ma vie. »

Publié dans Autour des écrivains

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Serge-André Guay 18/10/2010 22:10



La suite sur : http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.378.htm



Serge-André Guay 18/10/2010 22:08



Le Prix Nobel de littérature 2010, Mario Vargas Llosa,


croit injustement que le livre numérique entraînera
une banalisation de la littérature


 


« Ma crainte est que le livre numérique n'entraîne une
banalisation de la littérature, ainsi que cela s'est produit pour la télévision, cette belle création de la technique, qui pour parvenir à toucher de plus en plus de personnes, a proposé des
contenus largement vulgarisés. »


 


Mario Vargas Llosa,


15 octobre 2010,


Prix Nobel de littérature 2010


Source : L'actuaLitté (source : AFP)


 


 


La Fondation littéraire Fleur de Lys affiche son désaccord avec la déclaration du
récipiendaire du Prix Nobel de littérature 2010 à l'effet que le livre numérique banalisera la littérature.


 


L'Institut Nobel a remis son très prestigieux prix littéraire 2010 au péruvien
Mario Vargas Llosa «pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son
échec» (source : communiqué de presse de l'annonce du prix). Or, le livre numérique s'inscrit parfaitement
dans la «résistance de l'individu» et sa «révolte» face aux «structures du pouvoir» de l'industrie du livre. Et à cette heure, cette résistance et cette révolte de l'individu ne débouchent pas sur un
«échec» mais sur un succès indéniable, celui de la démocratisation de l'accès
à l'édition.


 


En effet, la particularité première du livre numérique est d'offrir aux auteurs une
alternative aux pouvoirs établis du milieu du livre qui refusent de publier leurs oeuvres. Plus de 90% des manuscrits soumis aux éditeurs par nos auteurs, amateurs et professionnels, connaissent une fin de non recevoir. La littérature défendue ici et là se résume donc à moins de 10% des écrits de nos auteurs. Dans ce
contexte, le livre numérique met à la disposition des auteurs un moyen de rejoindre tout de même des lecteurs potentiels. Peu dispendieux à produire et à distribuer, le livre numérique est à la
portée de tous les auteurs aujourd'hui. Les estimations du coût de production d'un livre numérique oscillent entre 4% et 10% du coût d'un livre papier. Imprimée sous la forme d'un simple fichier
PDF à partir d'un fichier de traitement de texte, l'oeuvre accède au titre de livre numérique dans le format de document le plus accessible et le plus populaire actuellement sur Internet. Et le
coût de production peu être réduit au seul temps requis pour la correction, la révision, la mise en page et la production du fichier final puisque plusieurs logiciels gratuits sont à la
disposition de l'auteur. Pour sa part, le lecteur n'aura pas à débourser un sou pour accéder au logiciel nécessaire à l'ouverture du fichier et à la lecture de son contenu sur l'écran de son
ordinateur, de son livre électronique et même de son téléphone cellulaire.


 


Ainsi, grâce aux nouvelles technologies numériques, l'auteur dont manuscrit est
refusé par les éditeurs traditionnels, l'auteur peut tout de même publier son oeuvre à un coût très abordable au lieu de la remiser au fond d'un tiroir.


 


Le récipiendaire du Prix Nobel de la littérature 2010 fonde sa crainte de
banalisation de la littérature par le livre numérique sur sa perception des conséquences de la télévision à la recherche de plus en plus de téléspectateurs : « (...) ainsi que cela s'est produit pour la télévision, cette belle création de la technique, qui pour parvenir à toucher de plus en plus de personnes, a proposé des
contenus largement vulgarisés. » Où est le problème puisque le rôle de la télévision consiste principalement à « répandre (des
connaissances) en mettant à la portée du grand public » (source : Le Grand Robert de la langue française), bref, à vulgariser. Informer sans vulgariser nous apparaît
impossible de nos jours, c'est une simple question de compréhension par le plus grand nombre possible de gens. Et au fil des ans, la vulgarisation tout azimut a permis l



Manu 12/10/2010 21:45



J'ai deux de ses romans dans ma PAL. C'est le moment de les sortir !



sierralemon 12/10/2010 11:53


Un auteur qui me reste à découvrir (Le Paradis - un peu plus loin me tentait bien). Bon sinon je suis très futile mais ce qui me vient surtout à l'esprit en lisant ton article c'est "oh mon dieu,
SA TANTE ? Oh mon dieu, sa cousine !" (même si dans le deuxième cas c'est plus répandu)


Anouchka 12/10/2010 18:02



C'est aussi ce qui m'a choqué dans sa biographie. Sa tante ET sa cousine. C'est fort. Et ça peut, au final, dire beaucoup sur le genre d'homme qu'est Mario Vargas Llosa. Pour moi aussi c'est un
auteur à découvrir, je n'ai encore jamais rien lu de lui !