❝ Le supplice des week-ends ❞ de Robert Benchley

Publié le par Anouchka

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❝ Mais, sincèrement, je ne vois aucun moyen de résoudre le problème du dimanche après-midi. Il y a des siècles que le dimanche après-midi est maudit entre tous les jours de la semaine. Avec sa tasse de café supplémentaire et ses masses de journaux, le dimanche matin peut avoir son charme ; l'inquiétante menace du "trois heure de l'après-midi" plane néanmoins, avec son soleil qui se met à briller aux fenêtres de derrière, et de la vie qui s'arrête pile dans sa lancée. ❞


La préface est écrite par le fils de l'auteur qui nous met en garde : " [...] je conseille au lecteur d'absorber cet ouvrage par dose homéopathique, plutôt que de le lire d'une seule traite - de le prendre puis de le reposer comme si vous attendiez un coup de téléphone ou un invité - car, après tout, ces histoires ont été conçues comme des morceaux indépendants, doués chacun de leur charme personnel."
Et c'est pourtant bien inutile.

On ne peux pas dire qu'il y ait une seule manière de lire un livre ; chacun a la sienne en fonction du temps qu'il a et de l'intérêt qu'il porte à l'ouvrage.
Et bien moi j'ai adoré lire ce livre d'une traite.
Benchley a un humour bien à lui. Le mot même d'humour n'est pas bien adapté, c'est le loufoque, l'anti-conventionnel, le surnaturel qui l'emporte ici.
C'est cela qui nous fait sourire. Où a-t-il bien pu avoir ces idées? Il commence par des choses simples de la vie quotidienne pour arriver à créer des théories qui tiennent debout, mais debout dans un monde à l'envers, autant dire que ses théories restent bancales.
Alors êtes-vous prêt à connaître la méthode pour éviter de subir les récits de vacances de vos amis alors que vous même vous n'êtes pas parti? Savoir comment faire taire votre femme qui vous prie toujours d'aller demander des renseignements aux gens? Connaître la théorie qui pousse un invité à rester dans sa chambre sans oser descendre pour le petit déjeuner?

Tout est là, expliqué par force de détermination et d'aventures rocambolesques.
Un délice. On ne peux s'empêcher de penser à ceux qui ont poussé à l'extrême cet art de l'absurde et du surréalisme, comme Dali, personnage original et excentrique que j'imaginerais très bien être le je qui nous parle dans ce livre...


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Portrait de Salvador Dali (1904-1989), peintre et sculpteur surréaliste espagnol.




Merci à Tulisquoi pour m'avoir donné cette bonne idée de lecture.




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AppAS 23/04/2010 03:36



Lis mon gentil mouton, dis, Anouchka.


http://www.appas.org/index.php?post/2010/01/31/Bouton



AppAS 11/04/2010 00:05



qu'il me semble que je suis.



AppAS 11/04/2010 00:04



Tu aimes Benchley ? Alors je te dis "Bêê". Comme je l'ai déjà dit à tulisquoi qui, aimablement, a
su rester polie avec le dangereux monomaniaque de l'autopromotion ovine qu'il me semble être.


 


AppAS



Tulisquoi 10/03/2010 19:42


J'ai l'impression que oui, parce que la dernière fois que j'étais dans ma librairie, j'ai vu deux autres de ses "romans" et je n'ai pu résister qu'à un seul. ;)


Tulisquoi 10/03/2010 19:29


ahah, tu vois que tu as bien fait d'écouter quand il t'appelait dans cette librairie :)
J'en ai un autre de lui en attente. J'ai hâte !


Anouchka 10/03/2010 19:38


Oui. La prochaine fois qu'un livre me parlera, je n'hésiterai pas!
Et cela se pourrait que ce soit un livre de Benchley encore une fois, peut-être que ce sont des livres particulièrements bavards... qui sait?