Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 09:51

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Ce n'est pas le genre de lecture que j'aime, en temps normal. Ici pas de roman et d'histoires inventées, tout est réel, bien réel.

L'auteure de ce livre est une journaliste qui a vécu à Kaboul au sein de la famille de Shah Mohammed Rais (Sultan Khan dans le livre) après le départ des talibans. Dans un climat un tout petit peu moins dictatorial, elle nous raconte la vie en Afghanistan depuis le 11 septembre 2001 et s'applique à nous décrire la vie des femmes, celle des hommes qui est bien différente, le quotidien, le travail, la religion.

J'ai eu du mal à m'imaginer une vie comme celle là, où les hommes ont tous les pouvoirs et où les femmes ne vivent que de soumissions. Il n'y a pas d'espoir dans leur existence ! Le seul bonheur qu'elle peuvent attendre c'est d'avoir des enfants et un mari pas trop vieux et pas trop dur. Promises par force, pas scolarisées pour la plupart, voilées, on a de la peine pour ces femmes. Mais les hommes n'ont pas forcément une vie plus réjouissante : ce sont eux qui doivent subvenir au besoin de leur très grande famille. Car ici il est normal d'accueillir sa soeur avec son mari et ses enfants, sa mère, sa grand-mère chez soi...

Pour illustrer cette vie afghane, on suit l'histoire de la famille de Sultan, libraire à Kaboul. Il ne fait pas parti de la classe pauvre, il ne manque pas d'argent. Il nous raconte sa relation avec les livres, ce qu'il vend et comment, son business, comment il délègue certaines tâches à ses fils.

Un livre intéressant, donc, pour en savoir plus sur le mode de vie des afghans. Le seul point négatif c'est les répétitions très fréquentes, ce qui rend la lecture un peu lourde, les idées s'empâtent...

 

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La librairie de Shah mohammed Rais à Kaboul

 

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Shah mohammed Rais


Le libraire chez qui Seierstad a vécu durant un printemps l'a attaqué en justice en l'accusant d'avoir abusé de son hospitalité en utilisant des informations personnelles sur sa vie pour écrire Le Libraire de Kaboul : "It is defamation of me, my family and my nation." En 2007, en réponse, il publie Once upon a time there was a bookseller in Kabul, ou sa propre version de l'histoire.


 

Ici, un magnifique reportage photo sur les librairies Afghanes.

 

 

 

 


Cette lecture est faite dans le cadre du club des lectrices.

Par Anouchka - Publié dans : Littérature norvégienne
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