❝ La lampe d'Aladino ❞ de Luis Sepúlveda

Publié le par Anouchka

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   ❝ - Vous connaissez le vieux loup de mer ? nous demanda-t-il.

   Personne ne le connaissait. On se laissa donc conduire jusqu’à une sorte d’observatoire, une tour illuminée dotée de deux puissants haut-parleurs en saillie.

   - Attendons un peu. Fumons et attendons, proposa le vieux Kurt.

   Dix ou quinze minutes plus tard, un bateau fit son apparition ; il remontait le fleuve vers son embouchure en direction de Cuxhaven et de la haute mer. Quand il passa devant nous, je vis qu’il battait pavillon chilien mais je n’eu pas le temps de faire de commentaires car, au même moment, la vois du vieux loup de mer remplit le paysage tout entier :

   - Ohé ! Équipage du Lebu, navire marchand faisant route vers Valparaíso, son port d’attache, avec escales à Rotterdam, Santos, Colón, Guayaquil, et Callao. Bon retour au pays. Bon vent et bonne mer. Ohé ! Ohé ! Ohé !

   L’équipage du Lebu répondit par trois coup de trompe et le bateau se perdit dans l’horizon nocturne.

   - C’est un vieux capitaine qui salue l’arrivée et le départ des bateaux. Personne ne le paie pour ça. Quand il a pris sa retraite, il a acheté le terrain, construit sa tour et peut ainsi continuer sa vie de marin. Par tous les diables, bénissons-le ! proposa le vieux Kurt et on s’exécuta. ❞


Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg

 

 


On est transporté en Amérique Latine. Parfois dans la jungle, parfois en pleine mer. Mais toujours dans le souvenir, la remémoration du temps passé. Comme cette nouvelle, « Hôtel Z », on l’on se souvient des clients qui sont vécu dans les chambres d'un hôtel maintenant dévoré par la jungle. C’est émouvant, prenant et toujours poétique, comme cette nouvelle très courte, « L’arbre », on l’on nous parle d’une île où tous les arbres ont succombé, laissant un seul et unique survivant qui tente de tenir le plus longtemps possible. Ces arbres, « sans plier, refusant des agonies déshonorantes, ils se sont abattus de la cime aux racines contre les rochers, en disant aux vents assassins : je suis tombé, certes, mais comme tombe un géant. ». Cela vous touche ? Moi aussi.

 

 

 

Merci à Tulisquoi pour le prêt du livre !

Publié dans Littérature Chilienne

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Undo 29/06/2010 11:21



Attention, essai de concentration .....rrrrr....


Non pas possible, je fonds pour les chatons !! J'ai vu le mien ce week-end en plus, alors tu parles...


Bon, seconde lecture, second essai.... rrrrr....



Anouchka 30/06/2010 19:16



Ah oui, difficile de résister aux chatons ! ;)



Tulisquoi 28/06/2010 19:03



je crois l'avoir commencé alors que je venais d'acheter l'hébergement pour le nouveau site... je devais avoir autre chose en tête ;)



Tulisquoi 28/06/2010 18:38



C'est bien ce que je pensais : je suis passée à côté de ce livre. je ne me rappelle même pas ces histoires... A relire à un autre moment je pense...



Anouchka 28/06/2010 18:46



Oui, peut être que tu ne l'as pas lu au bon moment !



flou 28/06/2010 14:03



toujours rien lu de cet auteur... qui m'interpelle pourtant de plus en plus à chaque critique lue... (les chats ont l'air motivés en plus!)



Anouchka 28/06/2010 14:48



Oui les chatons adorent poser pour des photos ! :)


Sinon je pense que cet auteur vaut le détour, je vais d'ailleurs maintenant lire "Le vieux qui lisait des romans d'amour", sûrement son livre le plus connu !