❝ L'insoutenable légèreté de l'être ❞ de Milan Kundera

Publié le par Anouchka

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❝ Il serait sot, de la part de l'auteur, de vouloir faire croire au lecteur que ses personnages ont réellement existé. Ils ne sont pas nés d'un corps maternel, mais de quelques phrases évocatrices ou d'une situation clé. Tomas est né de la phrase "einmal ist keinmal ". Tereza est né de borborygmes. ❞

 

Traduit du tchèque par François Kérel

 

 

 

Une semaine de silence... La raison ? Kundera.

Un livre long, passionnant, riche et plein de questionnements.

L’insoutenable légèreté de l’être c’est un peu l’homme dépouillé, l’homme mis à nu, analysé, pensé et observé. Tout cela d’une manière si minutieuse et rigoureuse qu’elle en deviendrait scientifique. Pourtant, ici, c’est la philosophie qui règne, la réflexion.

Tomas, Tereza, Sabina, Franz… ces personnages sont créés par Kundera pour nous faire comprendre des choses, pour qu’à travers une histoire d’amour, des infidélités, l’engagement politique ou même à travers les gestes du quotidien, on comprenne la condition humaine. Quelle est cet être étrange qui est au fond de nous ? Pourquoi prenons-nous certaines décisions, pourquoi sommes-nous lâches ou courageux ? Quel est notre idéal ?

L’idéal… une chose bien difficile à atteindre et à définir. C’est ce vers quoi Kundera nous amène doucement, à travers des histoires qui nous semblent banales au début. On suit la vie de quatre personnages, le plus souvent en Tchéquoslovaquie mais aussi en Suisse et en France. C'est grâce à ses personnages que Kundera nous montre l'insignifiance de la vie mais aussi que la seule chose qui mérite un peu d'attention c'est le quotidien et ses habitudes. Toute l'histoire, les guerres, les révoltes, le communisme même ne sont que des évènements qui ne font pas le poids dans la vie d'un homme. On marche donc sur les pas d'un homme qui ne peut pas être monogame, d'une femme forte et éplorée à la fois qui tente de trouver l’amour dans les yeux de son compagnon infidèle, d'une maîtresse fière et rieuse et d'un mari qui cherche en vain la bonne direction à prendre dans sa vie…

Certain ferment les yeux pour retrouver l’infini, d’autres ferment les yeux pour ne pas voir.

Les différences créent un monde, les ressemblances peuvent séparer.

Une longue quête que cette lecture, qui, je pense, ne doit pas rester une lecture mais devenir par la suite une relecture.

 


 

Merci à Tulisquoi pour le prêt du livre !

Publié dans Littérature tchèque

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Irrégulière 01/12/2010 11:58



Il est dans ma PAL et attend sagement que je trouve le temps de m'y plonger...



Anouchka 01/12/2010 14:27



Il faut avoir du temps, c'est sûr, parce que c'est un livre un peu long et assez subtil pour qu'il faille se concentrer un minimum dessus.



Undo 28/11/2010 22:03



Et bien... le moins qu'on puisse dire c'est que tu le vends bien !


Ca donne très envie de le lire...



Anouchka 28/11/2010 23:42



Merci ! J'espère que ça t'a donné assez envie pour le lire !



Tulisquoi 27/11/2010 16:49



Et dire qu'il trainait depuis des années dans ma bibliothèque sans que je l'ouvre... Tu m'as donné envie maintenant ;)



Anouchka 28/11/2010 11:48



Il ne me reste plus qu'à te le renvoyer ! :)



Delphine 27/11/2010 11:33



Quelle belle découverte que ce livre et cet auteur. J'ai adoré le lire à une période. Il faudrait aussi que je le relise lui ou un autre.



Anouchka 28/11/2010 11:47



Je pense que ça doit être très intéressant de le relire. Je vais attendre un peu et sûrement m'y replonger !



L'épice 27/11/2010 00:54



et il est grand temps pour moi de le relire! en tous cas, j'en ai terriblement envie en lisant ton billet... :)



Anouchka 28/11/2010 11:46



Contente de t'avoir donné envie de le relire ! :)