❝ L'art difficile de ne presque rien faire ❞ de Denis Grozdanovitch

Publié le par Anouchka

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❝ Non seulement je découvrais les plaisirs subtils de la délectation morbide, la saveur doucereuse de la mélancolie, mais je réalisais encore avec une sorte de jubilation sombrement euphorique que la vie, l'immense vie réelle, qui englobait tous les enthousiasmes et les éventuelles désillusions des inéluctables péripéties (dont l'avenir, je le pressentais, ne serait pas avare) était en même temps si fastueusement prodigue qu’il se présenterait toujours, à l’instant des mauvaises fortunes, quelque infime élément compensatoire auquel se raccrocher ; et je dois dire que cette croyance, cette foi, ne m’a jamais plus quitté ni fait défaut depuis ce jour - à l’instar (bien que de manière inversée, en quelque sorte) de ces combattants qui, menacés par d’implacables ennemis, conservent en permanence sur eux une capsule de cyanure libératrice.❞


C'est une sorte de petite pièce, comme une chambre où personne ne dort plus, où Denis Grozdanovitch aurait entassé des écrits sur presque tout, presque rien. Des résidus de pensées, des entassements d’essais, des piles de réflexions, des pages de petites histoires.

Des idées lancées, approfondies ou pas, selon l'humeur, des souvenirs, des choses vécues ou des choses apprises.

Il nous donne tout, et surtout, nous laisse entrevoir à travers ses réflexions la petite chose, celle que d’habitude on ne voit pas.


Livre divisé comme des articles, aux titres alléchants :

Les écureuils se sentent-ils coupables?

Plus tard c'est définitivement maintenant.

Le vieux petit temps.

Qu'est-ce qu'un imbécile de Paris?

Un poème, ça vaut bien un sandwich, non?


De tout je vous dis.

On ne s'ennuie pas puisque chaque nouveau sujet nous relance dans une nouvelle réflexion, c'est sûr, à la fin du livre on en a assez pour y réflechir encore longtemps.

Alors on se laisse bercer par cette vision poétique des choses, par cette écriture qui coule et qui coule... et nous donne envie que d'une chose : rester dans son lit / son fauteuil / son canapé / son hammac pour ne faire plus que de penser au monde qui nous entoure.

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