Réflexion sur les bestsellers

Publié le par Anouchka


livres angle-pola

Quand je vais à la fnac, et que je me promène dans les rayonnages de livres, je n'éprouve plus aucune envie. Les bestsellers sont exposés par dizaines, les mêmes auteurs sont là et vous nargue de leurs couvertures (criardes pour la plupart), pour peu on s'ennuierait...

Il faut savoir se faufiler vers les étagères du fond pour retrouver - et chercher - de la vraie littérature.
Les maisons d'édition vendent aujourd'hui leurs livres comme on vendrait le dernier album de Johnny Hallyday. À coup de promotion carton, un même titre est exposé sur des rayons entiers comme s'ils voulaient nous dire "Il n'y a que celui là!". On pense alors l'édition perdue ou en manque d'inventivité.
Pourtant c'est ce que l'acheteur lambda recherche, puisque ces bestsellers se vendent, et se vendent -trop- bien.
Le lecteur potentiel est manipulé, dirigé malgré lui vers ces rayons et il y trouve son compte : pas besoin de regarder plus loin, tout est là, sans effort.

Premier jour de la sortie du tome 6 d'Harry Potter en France : 800 000 exemplaires vendus.
Le bestseller fait lire, mais pourquoi?
N'est-ce pas se contenter d'une littérature "bas de gamme" que de s'arrêter à ce genre de parutions?
Guillaume Musso, Anna Gavalda, Marc Levy, Stieg Larsson, JK Rowling, Dan Brown et bien d'autres encore font recette et vendent leurs écrits comme des petits pains pour le plus grand plaisir des éditeurs. Ces derniers se frottent les mains et sourient de voir leurs produits marketing attirer la foule.
Pourtant on ne voit nulle part la qualité mais plutôt des produits de grande consommation qui sont écrit avec certains codes qui garantissent le succès : écriture simple et facile à lire -pas besoin de concentration pour la lecture dans les transports-, un peu d'humour, de sentiments, parfois même du suspens, le lecteur s'identifie et il aime ça.

Si on ne lit que des bestsellers, la lecture n'est plus une démarche intellectuelle débouchant sur une reflexion, ou même le plaisir de se perdre dans une belle écriture, mais juste un objet de divertissement basique, comme on écoute le dernier tube passé à la radio: on lit le dernier best seller, on veut se vider la tête sans trop d'effort...

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Elora 14/02/2010 20:40


J'adore, j'adhère !

c'est vrai que la Fnac est l'exemple même de ce phénomène. Dans les autres grandes surfaces culturelles (je pense, par exemple, à Cultura), cela me semble moins "flagrant". Cependant, la stratégie
de faire vendre des livres "bas de gamme" est toujours là.

Bref, je ne voudrais pas répéter exactement ce que tu viens d'avancer tellement je te donne raison.

Pour ma part, ça me débecte. Tant d'auteurs ont dû "couler" à cause de ces phénomènes commerciaux....


Anouchka 15/02/2010 09:53


Heureuse de voir quelqu'un partager mon point de vue!
Par contre je ne connais pas Cultura, c'est un magasin comme la fnac?